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Les fruits du Sénégal

Sur les marchés du Sénégal, des fruits et gousses multicolores, parfois étranges pour le visiteur étranger. A déguster nature ou en boisson...

Des fruits à découvrir

Le Sénégal n’est pas un grand producteur de fruits en raison d’une pluviométrie faible sur une bonne partie du pays, mais on trouve tout de même des productions locales de mangues (préférez les variétés greffées, fruits plus gros, plus charnus et moins fibreux — notamment en Casamance, essayez la mangue verte coupée en tranches saupoudrée de sel et de piment que des femmes vendent pendant une courte période de l’année), des pamplemousses (les roses sont meilleurs), des papayes (la variété solo à la chair rose, de plus petite taille sera appréciée avec un filet de citron), des oranges (souvent peu juteuses, mais bonnes — consommer à la sénégalaise — pressée entre les dents), des melons, surtout destinés à l’exportation, des corrosols et des goyaves, surtout dans la région du fleuve, au parfum délicat et exotique, des mads (fruits contenant de grosses graines entourée de pulpe, vendues dans la rue mélangés à du sucre), des bananes produites en petites quantités et souvent importées de Côte d’Ivoire, comme l’ananas.


Cerises vert


Ayant passé une semaine à Saly, au Royam hotel, j’ai eu la chance d’avoir un arbre dans la veranda de la chambre, coté arriere, un arbre qui offre des fruits que j’adore: les cerises vertes.
La cerise verte est un fruit sénégalais, on l’apelle comme ça ici, je ne sais pas si elle porte un autre nom, peut etre qu’on la trouve dans d’autres pays africains, mais je n’ai pas de certitudes. Voici l’arbre sur laquelle elle pousse




Etant née au Sénégal, vous imaginez un peu le nombre de ces cerises que j’ai pu manger au cours de ma vie, sans en avoir jamais assez. Souvent mangés lors du gouter et pour grignoter en journée.
Dans ma lointaine jeunesse, je me rapelle avoir été surprise de savoir que quelque part dans ce monde, il existait des cerises rouges bien sucrées, celle que l’on trouve dans les autres continents. Je vous rassure, j’etais tres jeune, et aujourd’hui je rafolle de ces fruits rouges qui viennent en petites quantités à Dakar et dont le prix est excessif.
Revenons à mes cerises vertes, qui sont, contrairement à celles que vous vous connaissez, acides et que l’on mange avec du sel et du piment en poudre. Il ya un petit noyau au centre, à ne pas avaler bien sur.


En ville, comme pour les mads, vous les trouverez dans les tables des marchandes de rue. J’ai eu la chance de les cueillir moi meme cet été, enfin moi meme, facile à dire, j’ai plutot fait monter Brams mon frere et Hussein , tour à tour sur une chaise, et moi, j’attendais ma cueillette sagement, le mbouss ( sachet en wolof ) bien ouvert pour ne pas en laisser tomber une.


Ditakh


Sur tous les étals de rue des marchandes de cacahuetes, on trouve en ce moment un fruit couvert d’une coque brune, le Ditakh, fruit du “Detarium senegalensis”.
Il est globuleux avec un noyau central assez gros couvert d’une pulpe vert farineuse, acidulée et entremêlée de fibres adhérant au noyau, le tout recouvert d’une coque à briser. Le fruit est riche en vitamine C.

On peut le consommer:





- frais, en brisant d’abord la coque et savourer la chair verte collée au noyau
- en jus frais, en laissant tremper les fruits dans de l’eau plusieurs heures puis presser les fruits pour que la pulpe s’en detache.






- en creme glacée ou batonnet glacé.
Récoltés dejà verts et mûrs, les ditakh peuvent se conserver au frais pendant un mois.
Ne craignez pas de le goûter, il n’ya aucun danger, vu que le fruit est recouvert. Verifiez bien que la pulpe est bien verte et savourez la puis jetez la coque.





Goyaves


Ce fruit appartient à la même famille que la cannelle et la noix de muscade. Très parfumé, il contient aussi de la vitamine C

Ce fruit parfumé contient pourtant de la vitamine C à raison d’une moyenne de 243 mg/100 g. Ce taux peut aller jusqu’à un pic de 900 mg/100 g. Elle en renferme donc 5 fois plus que les agrumes (orange, citron, mandarine, etc.). Une portion de 40 g permet ainsi de couvrir les besoins quotidiens recommandés en vitamine C. Comme quoi, la goyave devrait être un bon allié contre les petits maux causés par le froid et la baisse de régime. Elle abonde d’ailleurs sur les Hautes terres, là où l’hiver est rigoureux. Mais la goyave de couleur rouge appelée « goavy tsy nia » ou « goavy tsy nahy » selon les régions, pousse aussi sur les côtes humides dont l’Atsimo Atsinanana et Vatovavy Fitovinany. Qu’elle soit plus grosse et ait la peau jaune ou rouge, la goyave contient toujours de la vitamine C.

Hydratant



Elle est également très utilisée par les femmes des îles du Pacifique comme un soin hydratant et régénérant pour la peau du visage et du corps. D’autres associent aussi à la goyave une vertu aphrodisiaque et un allié pour prévenir le cancer. La consommation locale de ce fruit devrait être encouragée, compte tenu de ses multiples vertus. C’est un produit qui entre dans la composition de jus ou dans les glaces, le chocolat, dans les liqueurs, le vinaigre, etc. Sur le marché européen, elle se mange également sous forme de purée, sans les pépins bien sûr. Déguster de la goyave en assez grande quantité et avec ses pépins peut, en effet, provoquer une constipation. Très riche en vitamines C, au delà de sa vertu aphrodisiaque, elle est utilisée pour traiter les hémorragies vaginales, problèmes cutanés, ulcères et bien d'autres, ce sont une des propriétés médicinales parmi tant d'autres que nous dévoilera l'agrobiologiste, Mr Gérard Sainte-Rose.


Jujube



Le jujube, ou datte chinoise (étymologie: du grec "zizuphon") appelé en berbère ziεrur, et anèbe ou zefzouf en arabe, est un petit fruit produit par le jujubier commun (Ziziphus jujuba, ou Ziziphus zizyphus), arbre de la famille des Rhamnacées. Il est probablement originaire de Chine, où il est cultivé depuis plus de 4 000 ans.

L’arbre, utilisé comme ornement, peut atteindre une hauteur de 5 à 12 mètres, avec des feuilles vert brillant, et parfois des épines. Cet arbre tropical a l’avantage de supporter des températures hivernales jusqu’à -15 degrés Celsius.
On trouve cet arbrisseau dans le midi de la France, dans le nord de l'Algérie surtout dans la région d'Annaba (surnommée en arabe Madinat Al Unnab (la ville des jujubes) où l'on fait du miel de jujubes), au Maroc et en Tunisie.
Le fruit jeune, à noyau dur comme celui d’une olive, est vert et a le goût et la consistance de la pomme. À maturation, la couleur s’assombrit et devient violet-noir, et le fruit se flétrit pour atteindre la consistance et le goût d’une datte, d’où son surnom de datte chinoise

Culture


Dans la tradition musulmane, ses feuilles (sixir) sont utilisés pour traiter la sorcellerie, car l'arbre existe au Paradis :
« Ils seront parmi des jujubiers sans épines » Sourate 56, Al-Wâqi`a (L'évènement), verset 28
On parle également du jujubier lors du récit du Voyage nocturne de l'Ascension de Mahomet accompagné par l'Ange Gabriel jusqu'au jujubier de la limite supérieure.
« Puis il m'emmena vers "Sidrat al-Muntaha" (le jujubier de la limite supérieure) dont les feuilles ressemblaient à des oreilles d'éléphants et les fruits étaient [grands] comme les cruches. Au moment où -par l'ordre d'Allah- le jujubier fut couvert de ce qui le couvrit, il se transforma et aucune des créatures d'Allah ne pourrait décrire sa splendeur. »
Plusieurs hadiths rapportent que Mahomet demandait aux personnes chargées de laver un mort, d'utiliser de l'eau mêlée au jujubier.

Oranges tigrées


Voici des oranges locales du pays que l’on nomme les oranges tigrées. Vous auriez deviner bien sur que ce nom a été donné pour qualifier les zebrures sur l’ecorce de ce fruit.
Je tenais juste à vous les faire découvrir, je les trouves tellement jolies.
Vous pouvez en trouver dans les marchés, n’hesitez pas à en gouter. Leur couleur differe bien sur des oranges de couleur orange, celles ci sont plutot jaunes, mais que cela ne vous repousse pas, elles sont delicieuses et beaucoup moins cher que les oranges importées.


A deguster en fruit tout simplement. Pour ma part, je les utilise souvent pour mes jus d’oranges pressés.



Pain de singe

Le pain de singe est le fruit du baobab africain (Adansonia digitata).
Son goût est acidulé et il est utilisé pour la fabrication d'une boisson appelée en wolof Bouy ou Ƃaak (aussi: baak, bakou þaak) en langue sérère (qui a une signification religieuse et médicinales parmi les Sérères[1],[2]). Toutefois, il sert également à la fabrication de produits cosmétiques et de médicaments pour le traitement du diabète. Il sert aussi à faire des bonbons et des compléments alimentaires[réf. nécessaire].
Le pain de singe a reçu le visa de Bruxelles le 11 juillet 2008[3], il va donc faire son apparition sur les marchés d'Europe. Ouvrant un nouveau marché aux Sénégalais, notamment qui récoltent ce fruit très riche en vitamine C et en antioxydants[4] et contient deux fois plus de calcium que le lait[5].

Jus de bouye

Ingrédients (pour 5 litres) :

- 1,5 l de jus d'ananas
- 1 kg de pain de singe (fruit du Baobab)
- 1 kg de sucre de canne
- 15 cl de nectar de banane
- 8 sachets de sucre vanillé
- 300 g de lait en poudre
- 4 l d'eau

Préparation :

Laver le pain de singe (rapidement car sinon, il fond).
Faire bouillir de l’eau (4l) puis ajouter le pain de singe (fruit du baobab).
Quelques minutes après, le pain de singe se dissout, puis il ne reste plus que les graines.
Bien remuer pour détacher le reste de pain de singe sur les graines.
Retirer les graines, puis filtrer l'eau.
Ajouter les 300 g de lait en poudre. Bien mélanger. Rajouter le sucre de canne, le nectar de banane, le jus d'ananas et enfin le sucre vanillé, toujours en mélangeant.
Une fois cette opération réalisée, votre jus est prêt!
L'embouteiller puis le mettre au frais.
Petit conseil : avec les graines, vous pouvez composer de jolis colliers ou bien les planter après les avoir fait chauffer dans l’eau       




Papaye 

      C'est une baie savoureuse, généreuse en saveurs complexes, ovoïde ou arrondie, de 21-31 cm de long, à la pulpe comestible, pouvant peser à peu près un kilogramme (et parfois jusqu'à 5 kg) et renfermant de nombreuses graines noires entourées d'un mucilage. A maturité, les papayes sont vert jaunâtre, avec une chair juteuse, jaune orangé.
 La production mondiale était d'environ 9 millions de tonnes en 2008 avec l'Inde comme plus important producteur (2,7 mio de tonnes), suivi du Brésil (1.9 mio) et du Nigéria (765 000 tonnes).   

Le latex est recueilli en incisant les fruits encore verts. Il coagule rapidement et est récupéré par raclage et séchage au soleil ou artificiellement. Du suc de papayer ainsi obtenu, on extrait une protéase attendrissante appelée papaïne, formée de 212 acides aminés et la chymopapaïne, une protéase de 218 acides aminés, utilisée en chimionucléolyse (traitement des hernies discales). La papaïne est inscrite au codex français depuis 1937.
Selon Bruneton[1], « La papaïne, seule ou associée, est proposée en thérapeutique digestive et en diététique comme enzyme de substitution en cas d'insuffisance gastrique ou duodénale : traitement symptomatique des troubles dyspeptiques. En usage local, elle entre dans la formulation de traitement d'appoint des affections limitées à la muqueuse de la cavité buccale et de l'oropharynx, de suites opératoires, de lésions buccales accidentelles ; détersive et cicatrisante, elle est alors associée à un antibiotique et au lysozyme. »


Pastèques


En plein coeur de Dakar, un jeune couple de Japonais dévore à belles dents une pastèque. La chaleur et la soif sont telles en cette fin d'hivernage que chacun au Sénégal cède aux délices de cette grosse "citrouille". D'octobre à janvier, les pastèques sont partout. En ville comme en brousse, on se les arrache. Dans les quartiers de la capitale, c'est à peine si on a le temps de les décharger des camions pour les empiler en pyramides.Adieu pommes, oranges, fruits importés... L'heure est au réalisme. Depuis la dévaluation, les Sénégalais, toutes classes confondues, ont sacré la pastèque reine des fruits. Les moins nantis trompent leur faim avec ce cucurbitacée qui, pour d'autres, remplace la tasse de café ou de quinquéliba du matin. En saison, chacun peut s'en payer une tranche et même une entière pour 100 à 500 F cfa selon le goût et la grosseur.C'est du bassin arachidier, notamment de la région de Kaolack (190 km à l'est de Dakar) que provient l'essentiel de la récolte, estimée cette année à 113 000 t par le ministre du Budget. Invité début janvier à la télévision sénégalaise pour faire le bilan de la dévaluation, Mamadou Lamine Loum a fait l'éloge de la pastèque, cité comme un bel exemple du "consommer local". Grâce à elle, a-t-il déclaré, chaque Sénégalais peut se payer un dessert qui n'est plus un luxe. Dans un pays qui importe l'essentiel de sa consommation alimentaire, la contribution du melon d'eau à l'équilibre budgétaire méritait bien un compliment.


La citrouille miraculeuse

En fait, la pastèque n'a cessé de gagner du terrain depuis 1990. Bon nombre de paysans du Sine-Saloum, attirés par les revenus substantiels qu'elle procure, la font pousser en double culture avec le mil. Certains seraient ainsi devenus millionnaires même s'ils se gardent bien d'en parler. "C'est bien mieux que l'arachide, affirme un producteur de Nioro, principale zone de culture. La vente se fait souvent bord du champ avec les Bana-Bana (les commerçants). Sans tracasseries. Ils vous paient rubis sur l'ongle". Mais, tient-il toutefois à préciser, contrairement à ce que trop de gens croient, l'argent ne tombe pas du ciel. Si la pastèque s'accommode de la sécheresse et de la chaleur, elle est en revanche très gourmande en engrais et exige beaucoup d'entretien : labour profond, semences de qualité, sarclage, traitements contre les attaques de prédateurs... Sans cela, les producteurs vont au devant de graves déconvenues comme Ibou Kane. Nouvel adepte de la pastèque, il gardera longtemps en mémoire l'image de sa plantation dévastée l'an dernier par une armée de chenilles blanches et d'insectes. Il a appris aussi que les semences tout venant ne donnent pas toujours les résultats espérés. Certaines variétés comme la "Mali", plus sucrée, se vendent mieux.Pour les sols du bassin arachidier dont la fertilité est déjà menacée par les déboisements abusifs, la salinité des sols, les feux de brousse et l'érosion du vent et de l'eau, la pastèque n'est pas une bonne affaire. Aly Dioum de la SODEVA, un organisme de développement et de vulgarisation agricole, l'accuse d'avoir "tué les sols du Cayor au Nord-Est et de menacer maintenant le Saloum".

Avide d'éléments fertilisants, surtout de potasse, comme tous ses cousins cucurbitacées, elle a tendance à appauvrir la terre si on ne lui restitue pas à celle-ci sous forme d'engrais ce qu'on lui a pris avec la récolte. Pourtant, regrette Younouss Mbalo, délégué régional de la SODEVA, "avec un encadrement adéquat sur les techniques de régénération des sols (fosses fumières, bon dosage des engrais...), les rendements actuels qui sont de 5 à 10 t/ha pourraient quadrupler".La faute en incombe-t-elle ou non uniquement à ce fruit, toujours est-il que les rendements des céréales, et du mil en particulier, ont tendance à baisser dans la région. Selon une étude menée en novembre 1994 par la SODEVA dans 21 villages de la zone de production mil/pastèque, les rendements auraient diminué de 40 %. A Keur Samba Malick, les paysans se plaignent d'avoir récolté moins de mil mais aussi de pastèques cette année, en dépit d'une bonne pluviométrie. Qu'importe ! Chacun ici veut son jardin de citrouilles. Elles passent désormais avant la céréale locale dont le battage est toujours repoussé aux calendes africaines. Devenu plus rare, le prix du mil est passé de 70 F cfa à 140 F cfa le kilo. La dévaluation et les poches de sécheresse constatées dans les provinces voisines et au nord du Sénégal ne sont bien sûr pas étrangères à la hausse. Mais il est certain qu'à l'abri du besoin grâce à la pastèque, le producteur sera moins tenté de brader son mil sur les marchés forains.


Sump

Le dattier du désert, en tamasheq taboghart[1], en bambara zeguene[2], encore appelé savonnier au Tchad[3], ou sump au Sénégal[4], est un arbre du genre Balanites présent et cultivé notamment en Afrique tropicale. Son nom scientifique est Balanites aegyptiaca. Il connaît différents usages alimentaires et médicinaux.
C'est un arbre très épineux, à feuilles caduques, allant jusqu'à 8 mètres de haut, à ramification importante et complexe. Le tronc est bien défini, droit ou légèrement tortueux, à écorce brun-grisâtre, crevassée longitudinalement. Les branches sont nombreuses, très ramifiées, avec des épines droites de 2-7 cm. Les branches secondaires jeunes sont vertes, pubescentes et portent aussi des épines.
Pour ce qui est de la phyllotaxie, les feuilles sont alternes. Ce sont des feuilles composées avec deux folioles de 1 à 5 cm sur 0,7 à 3,5 cm, subsessiles[5], coriaces, vertes sur les deux faces, un peu pubescentes, et de forme ovale-lancéolé, largement lancéolé ou ellipsoïde, aigus ou obtus.
L'inflorescence est indéterminée et comporte de 5 à 12 fleurs disposées sur un pédoncule pubescent, de longueur variable. Le calice se compose de 5 sépales ovales. La corolle comporte 5 pétales deux fois plus longs, lancéolés, obtus, ou ovales, et de couleur verdâtre-blanchâtre. Il y a de 10 à 15 étamines, insérés sur un disque charnu de couleur vert sombre au centre duquel se trouve le pistil. Le fruit est une drupe charnue de 1 à 2,5 cm de long, de forme ovale oblongue, de surface soyeuse-pubescente et de couleur verdâtre-blanchâtre, à l'intérieur de laquelle il n'y a qu'une seule graine. Le dattier du désert fleurit de mars à mai et fructifie de juillet à octobre.


Le fruit et les feuilles entrent dans l'alimentation des populations locales. Le fruit, appelé iboraghan ou aboghar au Mali, est généralement consommé frais par succion, une fois débarrassé de son épicarpe. Son goût est sucré, avec une pointe d'amertume[1]. Cette consommation est proche de celle d'une datte ou d'une friandise. Au Mali, on fait également macérer le fruit pour produire une boisson, l'asaborad et l'amande contenue dans le noyau, appelée tandilba, est consommée après une longue cuisson[1]. De l’huile alimentaire est également extraite des amandes. Les feuilles sont quant à elles séchées et réduites en poudre utilisables dans différentes sauces[10],[11].On note un bon apport glucidique, un apport protéique intéressant et assez équilibré dans le cas du fruit (21,8% d'acides aminés essentiels), et un faible apport lipidique[12].


Maungue

La mangue est le fruit tropical du manguier, grand arbre de la famille des Anacardiacées, originaire des forêts du Pakistan et de la Birmanie où il pousse encore à l'état sauvage.
Cet arbre, le Mangifera indica, a un feuillage persistant, dense et vert foncé. La forme de son fruit est à la base du motif cachemire.
Son nom vient du Malayalam manga, repris par le portugais manga.
On appelle mangues sauvages les fruits d'autres arbres, du genre Irvingia (ces fruits sont verts avec des taches noires et leur chair est d'une belle couleur orangée et d'un parfum exquis) [1], rattaché à la famille des Irvingiacées.

La mangue est un fruit charnu, son poids varie de 300 g à 2 kg.
C'est une drupe, sa chair adhère à un noyau large et plat. Elle peut être ronde, ovale ou réniforme, et présente une écorce pouvant être de couleur jaune, verte ou rouge, qu'il est nécessaire d'enlever, car elle contient des substances irritantes et n'est donc pas comestible.
Sa chair est jaune foncé, onctueuse et sucrée, avec un goût de pêche et de fleur, parfois légèrement poivrée. Selon les variétés ou lorsque le fruit est trop mûr, la chair devient parfois filandreuse.

Selon les textes, Bouddha reçut en don de la courtisane Ambapali un verger de manguiers pour y méditer et, selon de multiples interprétations, pour lui servir de source de revenus lui permettant ainsi de se consacrer à sa voie.
Le manguier aura ainsi tendance à se répandre avec le bouddhisme, atteignant au Ve siècle av. J.‑C. la Malaisie puis l'Extrême-Orient. Le voyageur et pèlerin chinois Xuanzang l'aurait ramené en Chine de son voyage en Inde. Les Arabes l'introduisent, quant à eux, au Moyen-Orient et en Afrique.
En 1328, Jodanus Cutulus, évêque de Columbum, Quilon au Kérala en fait la première mention. Dans la première moitié du XVe siècle, le voyageur Nicolò de' Conti en fait la première description sous le nom d'amba, du sanskrit amram.
D'Afrique, les Portugais l'apportent au Brésil et il se répand dans le Nouveau Monde. Les premières cultures en Floride, dues au Dr Henry Perine, datent de 1833, le fruit atteint la Californie dans les années 1880.
Aujourd'hui, la mangue est cultivée dans tous les pays tropicaux et subtropicaux du globe, et on en connaît plusieurs centaines d'espèces différentes, dont quelques-unes seulement sont commercialisées.
La mangue est consommée dans le monde entier mais elle n'est réellement délicieuse que cueillie à point et donc consommée près de là où elle pousse. La mangue est mûre lorsqu'elle cède sous une légère pression des doigts et qu'un parfum capiteux s'en dégage. Une mangue verte n'est pas souvent mûre, mais il y a des exceptions. Le goût de la mangue dépend de la variété et de la maturité; on peut y trouver des goûts de pêche, de fleurs, de citron, d'abricot, de banane, de menthe ... ou même d'essence de térébenthine.

On peut la manger nature ou l'incorporer aux salades de fruits, aux céréales et aux sorbets. On peut la transformer en coulis ou faire de la confiture. Elle est habituellement utilisée, sous forme sèche et moulue, dans de nombreux plats de légumes de la cuisine du nord de l'Inde pour donner un peu d'aigreur où elle est appelée amchur (parfois écrit amchoor), am étant le mot hindi pour "mangue". Elle est délicieuse avec la volaille, le canard et le porc. Dans les Mascareignes, la mangue verte peut être utilisée pour un rougail épicé qui accompagnera les plats de viande.
Les chutneys à la mangue verte sont des condiments doux composés de mangue et d'épices variées. Ils accompagnent les plats au curry, la viande froide ou les fromages. Il existe plusieurs recettes de chutneys à la mangue, à la Jamaïque (recette), en Inde (recette).


Mad

Le mad est le fruit de l’été. Je l’attend impatiemment chaque année pour me régaler et combler mes papilles.
C’est un fruit sauvage, que l’on trouve également dans d’autres pays d’Afrique comme le Mali.
Il regorge de vitamine c mais n’est pas apprecié par tout le monde car son goût acide peut déranger parfois. Sur tous les etals des marchandes de rue, le made, dans toute sa splendeur, fait son apparition dès le mois de Juin.
Je m’arrete devant la petite table de ma marchande habituelle, elle me choisit elle même mon mad.
            
Le prix est à300 fcfa , tout dépend de la taille du fruit
Lorsque votre mad est preparé dans la rue, le seul moyen de le déguster, c’est avec les doigts, sinon à la cuillere si vous vous promenez avec une
Le mad est un fruit à grains, que l’on mange assaisoné de sucre, de sel et de piment. Les grains sont couverts de pulpe, et ils ne sont bien sur pas à avaler. La coque a une peau interieure que l’on peut manger également.


Corossol

Le corossol, appelé aussi corossol épineux ou encore anone, comme d'autres fruits des arbres du genre Annona, est le fruit du corossolier (Annona muricata, de la famille des Annonaceae), qui pousse en Afrique, en Amérique et en Asie.
Il mesure jusqu'à 30 cm de long et peut peser jusqu'à 2,5 kg. Son aspect extérieur est d'un vert sombre du fait de son écorce piquée d'épines et sa chair est blanche et pulpeuse avec des graines noires indigestes. Au Brésil, ce fruit est appelé sopsop, en Guinée, graviola, à l'Ile de la Réunion, sapotille (qui vient du nom du fruit en Inde, Sapadille). En Indonésie, on l'appelle sirsak (du néerlandais zuurzak) ou nangka Belanda ("jacquier hollandais") et en Malaisie, durian Belanda ("durian hollandais"), ce qui laisse entendre que ce fruit a été introduit dans la région par les Hollandais.
Alors qu'il est d'un goût bien différent, le corossol est parfois confondu avec la pomme-cannelle ou paw paw, fruit d'une autre espèce d'annonacée.
La chair du corossol est comestible et a un goût à la fois sucré et acidulé. Cela en fait un fruit exploité dans l'agro-alimentaire pour la confection de glaces. Son goût évoque pour certains celui des chewing-gums Malabar.
Tout comme les feuilles de la plante, la chair et les graines du corossol sont utilisées en médecine traditionnelle, dans de nombreuses traditions médicales. Les principales indications dans le cadre de médecines populaires sont les troubles du sommeil, les troubles cardiaques, les maladies parasitaires, les ectoparasitoses.
Une étude de 2011 a montré, in vitro et sur des souris, des résultats intéressants dans la lutte contre le cancer du sein




Noix de kola

La noix de kola ou cola est le fruit de différents arbres du genre Cola. Une noix peut peser jusqu'à 25 g[1].
La noix de kola est utilisée notamment pour ses propriétés stimulantes mais possède aussi des propriétés antidépressives. Elle est réputée faciliter la digestion et avoir des propriétés aphrodisiaques[1]. On utilise notamment l'espèce Cola acuminata et Cola nitida. Elle possède un goût amer du fait de sa forte teneur en xanthines (caféine surtout, mais aussi kolatine et kolatéine qui adoucissent l'action de la caféine[1]).

La noix de kola est très commune dans de nombreuses cultures traditionnelles d'Afrique de l'ouest mais aussi en Indonésie et au Brésil. Porteuse d'une valeur symbolique, elle est souvent consommée lors de cérémonies ou pour souhaiter la bienvenue aux invités, comme symbole de l'amitié partagée ou pour signifier une entente scellée ou une réconciliation entre deux parties[1].
On prépare la noix en la débarrassant de ses téguments, puis elle est mise à sécher, ce qui lui donne une couleur acajou. Elle est consommée en la mastiquant individuellement (lors d'un long trajet ou pour des travaux difficiles) ou en groupe (en signe de convivialité)[1].
Au XIXe siècle, elle était utilisée en thérapeutique sous forme de poudre, d'extrait fluide, de teinture et même de vin[1]. On utilisait autrefois la noix de kola pour faire des colas, aujourd'hui l'arôme de ces boissons industrielles est artificiel.




17 commentaires:

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  2. La photo pour le jujubier n'est pas un jujubier mais l'arbre qui produit les konkorongs (le jujubier a des feuilles plus petites et plein d'épine) Autrement l'article est trés interession et se serait interessent de le completer car je pense qu'il reste encore quelques fruits senegalais qui n'y figurent pas encore.
    Merci

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  3. Super votre article, ce que vous appelez "cerise verte", nous l’appelons "cerette" à Tahiti, c'est délicieux cuit avec du sucre roux ça a un gout acidulé, un de mes fruits préféré (avec le lychee)..

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  4. comment appelle t on Niule en francais?

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  5. This article is very informative. Now I am wanting to come to Senegal to taste many of these fruits, especially the Madd.

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    1. I just eat mad! It's very delicious. I live in Gabon and i make a request to send me it. Sorry for my bad english

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  6. Quel est le nom francais ou latin d un petit fruit du senegal appele communement "Ndiir"?

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  7. je cherche le nom scientique du ndir

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  8. Bnjr

    Merci pour ce blog très intéressant. Je suis malien je n'ai pas pu reconnaître ce fruit qu'on appelle "cerise verte" .. il doit être délicieux. Sinon chez nous il y a une larage variation de fruits tropicaux sahéliens tel qu'on ne peut même pas compter. Ici j'en reconnais quelques uns que j'aime:
    Dikath = tabakumba
    Mad = zaban
    Sump = Zeguenè
    Jujube= tomon

    Parmi ces fruits mes préféré sont sump et mad. Mad est rempli de vitamine C et est aussi excellent pour la digestion après le repas.. au Mali on fait du jus facile avec mad sans ajouter du sucre vu que le fruit est naturellement sucré et acide. Mais attention son acidité peut perturber l estomac chez certaines personnes donc il faut modérer ou diluer la quantité constituée. Sump quant à lui est l'un des meilleurs fruits pour moi vu sa vertu médicinale. C'est un fruit qui nettoie le ventre et élimine plusieurs maladies et toxines, y compris la constipation et le paludisme. Attention.. il faut le consommer en modération ( pas plus que 10 fruits à la fois) vu que cest un laxatif extraordinaire. Les femmes enceintes aussi doivent l'éviter.



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  9. Moi je pose la question pour les graines de niébe. D'où viennent t'elles. Merci

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  10. Très interessant. Très bonne initiatives. Vive félicitations

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